La route nationale E.N.1, effectue sur 45 km, la liaison entre la capitale et l’embouchure du rio Lemba. Le bout final est près du petit port de pêche de Santa Catarina. Cette route est appelée communément à Sao Tomé « Route du Nord »(Côte Nord et Ouest)
Mais ici, je vais parler « la route de l’ouest«
Nous quittons notre bungalow de Trindade tôt le matin pour la journée. Nous retraversons Guadalupe, mais cette fois ci, direction la cote Ouest
Lagoa Azul
Cela nous amène à découvrir une crique encastrée dans un appendice de terre particulier, là ou la route rejoint la côte. Le district de Lobata se dévoile devant nos yeux.
L’accès au lagon est un peu difficile avec le 4×4, mais au bout de la piste caillouteuse, quelle récompense devant cette petite merveille isolée
La Lagoa Azul est une petite baie située au nord Ouest de l’île de São Tomé. Et là, nous sommes cernées par de magnifiques Baobabs et une eau bleu azur.
Son phare, (Farol da Lagoa Azul) construit en 1997, se trouve sur la « coclina Babken« .
La vue depuis le phare est imprenable. Et puis, cette plage paradisiaque tropicale., impressionnante nous permet de mettre les pieds à l’eau.
Très beau site naturel et sauvage avec des galets noirs.
Le long de la côte
Ensuite nous poursuivons sur la route EN1 le long de la côte occidentale, direction Neves.
On se sent l’âme d’un aventurier en cahotant entre mer et forêt.
Que d’immenses plages de gros galets, bordées de cocotiers !
Nous observons des pirogues à sec alignées, temporairement abandonnées sur le sable qui trahissent la vocation de pêche des bourgades.
Neves
Neves : Chef-lieu du district de Lembá. Ce village, posé sur la rive, s’épanouit entre une houle capricieuse et une forêt dense dont quelques palmiers s’échappent pour ponctuer le paysage.
L’une des spécialités locales est le crabe santola (Maja squinado), appelé aussi araignée de mer. Alors, au restaurant Santola, nous montons à l’étage de cette belle maison.
Nous dégustons, de façon rustique, le fameux crabe Santola cuisiné à la créole, légèrement pimenté. Pas de couverts mais une planchette avec un maillet en bois pour casser les pattes de crabe.
Que dire encore, nous savourons sa chair épaisse c’est un vrai régal, surtout arrosée d’une Rosema ou Crioula. Il s’agit de bières nationales que nous décapsulons à la va-vite, et qui sont brassées ici (compter 10 euros par personne).
Aperçu de Neves
Vers le sud
Nous progressons le long de ce bel itinéraire. Cette route, qui serpente entre Neves et Santa Catarina, est tout simplement sublime, entre l’océan et la montagne couverte de forêt primaire. Elle épouse bien le trait de côte.
Le Cacao
Tiens ! des serres le long de la route !
Il s’agit d’une partie du domaine de la Roça Diogo Vaz. Cette plantation est crée en 1880 et perpétue un savoir-faire ancestral sur plus de 420 hectares de forêt cacaoyère. La roça Diogo Vaz, du nom du village, a repris ses activités en 2014 et est entièrement labélisée agriculture biologique.
Nous avons zappé la visite.
Cette plantation produit un cacao unique au monde grâce à la richesse volcanique des sols et au climat tropical idéal de l’archipel. Et sous les serres ? Et bien, le cacao est entrain de sécher.
Le processus de fabrication du cacao: de la récolte des cabosses à la graine fermentée et séchée. jusqu’à la mise en sacs pour l’expédition.
La production est ensuite expédiée vers le magasin et atelier de São Tomé où il est transformé en chocolat après torréfaction et également exporté vers la France.
Un peu plus loin ,nous voici maintenant face au seul tunnel routier de São Tomé , à 5 km de Santa Catarina. Ce tunnel, de fierté architecturale, mesure un peu plus de 15 m tout de même !
Nous sommes juste à 2 mètres au dessus du niveau de la mer.
En traversant ce magnifique site, nous prenons le temps d’apprécier la faune et la flore environnantes et de nous imprégner de l’atmosphère paisible de ce lieu exceptionnel. Le tunnel lui-même ajoute une touche de fantaisie au voyage.
Arrivée à Santa Catarina,
Peuplé surtout par des pêcheurs Angolares, ce village est l’une des zones les plus pauvres de Sao Tomé-et-Principe. Il nous offre un aperçu de la vie quotidienne des habitants.
Les maisons sont rustiques, en bois, peintes de couleurs vives et décontractées.
Le bout du bout
Juste après Santa Catarina, un petit hameau, Lemba, termine la route principale. Il s’agit de la dernière zone habitée à l’ouest de l’île, si bien que peu de voyageurs viennent jusqu’à ce bout du monde.
Ici, des enfants rient, des bateaux de pêche au bord de l’océan se balancent, des cabanes en bois abritent les riverains … Nous voici plongés dans une ambiance animée au bout du monde.
À la campagne, à São Tomé, la lessive se fait principalement dans les rivières, tout comme la vaisselle et le bain. Ensuite, le linge est étalé pour sécher au soleil. Ce n’est pas une pratique inhabituelle en Afrique, mais la propreté des rivières et l’absence de déchets le sont. ici à São Tomé.
Surprise ! Le pont sur la rivière Lemba s’est effondré à cause des pluies, le 28 décembre 2021. Cette forte tempête à causer de très nombreux dégâts sur l’île de São Tomé et malheureusement des pertes humaines.
Panneau dans le hameau avec un projet de travaux de construction du pont sur la rivière Lemba
Alors, ici, c’est la dernière bourgade avant que la route principale ne se transforme en route de jungle.
C’est ainsi que nous rebroussons chemin, et admirons d’une autre face cette belle route de l’ouest
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Cap au sud Nous poursuivons notre voyage en direction de l’extrême sud-Est de São Tomé, vers Porto Alegre sur la E.N. 2.
Notre but est de rejoindre notre bungalow avant la nuit, et nous ne connaissons pas l’état des route et de la piste finale. Avec les pluies, cela se modifie souvent.
Premier arrêt à la « Casa Cantagalo » pour un petit contrôle de nos 4X4. C’est avec cette personne que nous avons louer nos voitures.
Et c’est parti! Puis nous longeons la cote Est jusqu’au village de São João dos Angolares.
Niché au fond d’une jolie baie de sable noir, São João dos Angolares est un village de pêcheurs.
Les femmes portent des paniers de linge mouillé sur leur tête, pour aller le faire sécher. Une tradition typiquement africaine !
Plus tard dans la journée, nous voyons des vêtements colorés séchés au soleil partout !
Cascade Pesqueira
Voir une cascade qui dévale jusqu’à l’océan, voici un cadre magnifique pour déjeuner,
Un panneau indique « Cascata Mioba » sur notre gauche. Nos empruntons une piste en terre tout en pénétrant dans la palmeraie, 800m plus loin, nous garons nos 4X4 et nous voici arrivés.
En fait, la cascade Miôba, souvent appelée Cascade de Praia Pesqueira, est située pratiquement en bord de mer : le rio Martins Mendes, descend des montagnes très arrosées à moins de 200 mètres de son estuaire.
L’eau du rio tombe d’une dizaine de mètres dans une belle piscine naturelle, qui se termine sur la grève marine.
La cascade, le plan d’eau, le cirque de roches basaltiques aux tons chauds de roux et d’ocre, la végétation luxuriante forment un paysage grandiose.
Ici les enfants du village jouent, se baignent, plongent du haut de la cascade, les lavandières lavent leur linge dans la rivière , et les pécheurs trouvent leur bonheur. Cela nous offre un aperçu de la vie quotidienne de l’île.
En 2022, Ismael a su exploiter ce site tout à fait exceptionnel, pour y construire son restaurant. Nous avons commandé du poisson : un régal. A SãoTomé, nous commandons le poisson et revenons 30 à 40 mn plus tard pour le déjeuner.
Nous poursuivons notre route qui traverse une gigantesque forêt de palmeraie.
En 2009, l’État santoméen conclue avec une entreprise un accord : une concession s’étendant sur environ 2 400 hectares, située au sud de l’île et destinée à la plantation industrielle de palmiers à huile. l’huilerie a sorti sa première production en 2019.
Aujourd’hui, c’est plus de 5000ha de forêt primaire qui a disparu au profit de grande entreprise !
Plus on descend vers le sud de l’île de São Tomé, plus les villages se font rares. Porto Alegre est le dernier village de la côte Est.
VANHA
Nous bifurquons sur la droite à l’entrée du village de Porto Alegre , et nous voici sur la piste, à travers la forêt primaire et la palmeraie en direction « VANHA – Turismo Rural, Plantação e Destilaria » Les chiffres : 5 km en 30mn…
16h00 : Welcome To The End Of The road!
Arrivée à la propriété située au milieu d’une plantation certifiée BIO. Ici Bastien cultive le café, la vanille et autres plantes aromatiques.
7 jours dans ce lieu magique, de quoi profitez un maximum du sud -Est de l’île.
Juste le temps de déposer les valises, sortir le maillot de bain et nous voici sur la plage déserte, sauvage et paradisiaque. Nous sommes seuls au monde.
Enfin, pour couronné cette belle journée, nous nous détendons face à cette vue magnifique sur la baie de Praia Vanha et le coucher du Soleil.
Un vrai havre de paix.
Visite de la micro-distillerie
Distillateur de liqueurs et de gin à partir de vin de palme, producteur de vanille…
Bastien nous offre une visite de sa distillerie et une mini partie de son exploitation au cœur d’une plantation biologique. Bastien distille ce gin réalisé à 99 % avec des ingrédients locaux tirés de sa plantation, et du sodabi (spiritueux obtenue par la distillation du vin de palme).
Bastien créa sa petite entreprise de produits locaux: des confitures, des épices, des infusons, des savons… et des liqueurs à base de rhum local et avec ce qui lui passe sous la main : fruits, aromates, épices… notamment de la vanille dont la production va devenir une des ses activités principales
À Sao Tomé, on récolte la sève du palmier natif, qui fermente rapidement grâce aux levures naturellement présentes, pour atteindre 6 à 7 % au bout de 24 heures. Ici, le vin de palme est plus populaire que la bière
Pour le gin, tous les ingrédients proviennent d’un rayon de 100 mètres auprès de la distillerie, sauf le genièvre qu’il importe. Ses épices et ses aromates : vanille, gingembre, curcuma, poivre sauvage, poivre rose, pitanga, coriandre, citronnelle, ylang ylang.
Il recherche quelque chose de floral, herbacé, pas trop épicé, sur un fond de sodabi très léger. Il fait alors un gin endémique en quelque sorte.
Son Café
Bastien cultive aussi son café pour sa consommation personnelle, pour les clients du restaurant et ceux des bungalows.
Son restaurant
Tous les matin, nous sommes fidèles pour le petit déjeuner, qui est un régal pour les papilles, tout comme le soir pour le dîner. Nous apprécions tous ces plats typiques et les spécialités locales. Et sans oublier Minette qui adore les caresses.
Tiens, nous avons de la visite sur notre plage … Oh, ils ne font que passer avec la récolte de leur pèche. Et devinez ce que nous avons au dîner ce soir là … Nous avons toujours déguster du poisson frais.
Nos bungalows
Même ici, au bout du bout, nous avons le Wi-Fi, l’eau froide et l’énergie solaire qui assure une alimentation électrique continue.
Merci beaucoup à Claudia et Bastien pour tout le travail fait dans cette exploitation. Merci Bastien pour la visite de la plantation. Vraiment , c’est un endroit idéal pour se détendre et se ressourcer, loin de tout.
L’Ilhéu das Rolas, l’île aux Tourterelles.
Destination sur le petit îlot paradisiaque de 3km2, une petite merveille tropicale.
Point le plus au sud de São Tomé et Principe, Ilhéu das Rolas est luxuriant et volcanique.
Nous optons pour une traversée privée conseillée par Bastien de Vahna, au départ de Praia Inhame. Durée de la traversée en barque 15 mn et 10 € par personne.
Petit café avant d’embarquer
Nous voici tous les 6 dans la barque, heureusement l’océan est calme/
Arrivés sur le débarcadère, qui sert de point d’avitaillement pour les quelques habitants, nous sommes accueillis avec le sourire. Ensuite, nous nous dirigeons vers la colline, à travers les rues de l’unique village.
Une jolie balade pour rejoindre le promontoire . Celui ci abrite le monument de la ligne de l’équateur, tout un symbole.
Monument en l’honneur du fameux navigateur aérien et historien portugais, Gago Coutinho, et de l’aviateur aussi portugais Sacadura Cabral.
Gago Coutinho a établi des repères topographiques entre 1915 et 1918 pour créer le premier réseau géodésique régional. prouve que la latitude zéro.
L’île porte également son nom « « Ilhéu Gago Coutinho »
Quelle belle vue depuis cette une carte du monde graphique, Face à São Tomé, nous admirons le panorama. Achat de quelques souvenirs par 2 artistes locaux, très accueillants
Un pied dans chaque hémisphère, vous êtes dans un petit paradis, situé juste au milieu du monde ! Nous découvrons l’île au point central du monde.
En fait, nos sommes à la croisée du méridien de Greenwich et de l’Équateur. La ligne de l’équateur, qui divise la planète en deux hémisphères, passe par Rolas. C’est le point habité de la Terre le plus proche des coordonnées 0,0. En réalité ce point se nomme « null Island« , c’est une île imaginaire d’un mètre carré, tout près de l’ile Rolas.
Nous retournons au village pour se diriger vers les plages bordées de palmiers et de végétation dense.
Un peu de temps pour visiter les plages et déjeuner sur la praia café. Au menu : du poisson frais avec les accompagnements typiques sur les tables en face de la plage. La meilleure façon de goûter à la cuisine locale.
Coco
Nous explorons les sentiers au milieu des cocotiers et quel cadre naturel pour se détendre !
L’huile de coco de Sao Tomé est la première huile certifiée bio et équitable en Afrique. Des filières exploite les cocotiers et cela permet d’aider les familles Santoméennes. Mais les plantations de palmeraie affectent cette culture et cela détruit les cocotiers, la forêt primaire, sa faune et sa flore.
Les plages de l’Ilheu das Rolas sont plus petites, mais sont aussi tapissées d’un beau sable blanc et très propre
La plage de Bateria, située sur l’ île de Rolas est l’une des criques les plus belles et les plus spectaculaires de São Tome Si la beauté du lieu est indéniable, il est important de noter qu’elle n’est pas propice à la baignade, car la mer y est très forte et peut être dangereuse.
Un écrin tropical sur la ligne de l’Équateur, une situation géographique
Porto Alegre
Porto Alegre, gros village de pêcheurs à l’extrême sud de l’île.
On évolue ici dans une région de pêcheurs et de palmeraies, où l’on accède à quelques jolies plages.
Ce village incarne, avec sa poignée de maisons, l’archétype du village de bout du monde.
Le village est aussi une ancienne Roça, et nous remarquons l’état délabré des bâtiments.
Cette roça a été fondée par le vicomte de Malanza, fils du baron d’Agau Izé (Agua izé, jolie plage , voir plus loin)
Sa maison de maître (casa principal),donne sur la mer.
Porto Alegre était autrefois connue comme la plus grande plantation de cacao, de café et de coco de São Tomé
Ces communautés vivent notamment des produits agroforestiers comme le cacao et ses cultures associées (bananes, poivre, manioc, moult plantes médicinales) La pauvreté est encore très présente et Porto Alegre est sans doute un des villages les plus pauvres de l’île.
On y trouve de petites maisons en bois, la route est faite de terre et de pierres, et les gens vivent principalement dans la rue. Les cases en bois clair sont resserrées et les t-shirts des enfants plus déchirés qu’ailleurs.
Aujourd’hui, ses terres fertiles sont exploitées par des habitants originaires d’Angola et du Cap-Vert. Cependant, ils gagnent un peu d’argent dans ce village grâce à la pêche artisanale pour la consommation locale, et aux traversées qu’ils organisent eux-mêmes vers l’Ilhéu das Rolas.
Visite d’un centre social, ou les habitants peuvent venir lire, dessiner, apprendre et des machines à coudre sont à leur disposition pour créer des articles à vendre ( sac, chouchou, foulard…)
Autre bâtiments : L’église, l’école, Une sensibilisation ) boire de l’eau est un vrai leitmotiv sur toute l’île
Et pourquoi pas surfer … Porto Alegre à son club de surf et est connu de nombreux surfeurs comme un spot incontournable de l’île. Les locaux ont plaisir d’animer ce spot.
Divers
Plage du sud
Nous y accédons depuis notre piste, et donc à 10km/h avec le 4X4
Praia Piscina est une petite crique située entre Porto Alegre et note Vanha. Que dire? Elle réputée pour sa beauté spectaculaire et son atmosphère paisible. Pourquoi se nom? Elle le doit à ses piscines naturelles et c’est une superbe étendue de sable.
Les enfants s’en donnent à cœur joie dans l’eau cristalline.
Autre bon moment: déjeuner au bord de l’océan, menu préparé par un habitant de Porto Alegre, Poisson et poulet au menu.
Un point de vue surplombe la plage et le littoral sauvage, où les vagues s’écrasent sur les rochers de lave noire. Une vraie curiosité basaltique ou la mer passe dans une première “piscine” pour remplir une autre, plus petite et sableuse.
Sur la route du retour
Pico
Le Pico Cão Grande (Pic du Grand Chien) est un pic volcanique emblématique en forme d’aiguille qui surgit de la jungle et des palmeraies. En fait ce site naturel emblématique il se situe dans le parc d’Obô
En réalité, ce mégalithe est un bouchon volcanique, vestige d’un ancien grand volcan abrité par l’île. Son sommet culmine à 663 m d’altitude et domine les environs d’environ 370 m.
Depuis la route du sud, nous avons un des meilleurs points de vue du Pico Cao Grande
Au petit pont Rio Oaue, nous arrêtons le moteur du 4×4, C’est le moment d’immortaliser ce pico.
Une mini boutique ‘ « Loja Pico Oaue » est installé juste à coté de cet vue imprenable sur l’obélisque et la rivière qui le surplombe. Emplacement stratégique !
Déjeuner
Pause déjeuner dans un restaurant le long de l’océan. Très bon choix.
Les 7 vagues
Pause à la plage de « Sete Ondas » (des Sept Vagues), facile d’accès depuis la route, Coin sympathique pour les surfeurs avec de jolis rouleaux et plaisir de se faire bousculer par les vagues. Une plage avec un sable fin.
Agua Izé
Le long de la côte Est, nous nous sommes arrêtés à Agua Izé, qui est une Roça et un village, avec une grande plantation de cacao, lieu emblématique.
Cet Roça est l’un des bâtiments les plus photographiés de l’île, un hôpital abandonné qui se dresse au sommet d’une colline, avec un grand escalier.
Les 3 sortes de Cacao
La boucle est bouclée. Nous voici de nouveau à la Capitale Sao Tomé
Vous serez touchés par la simplicité et gentillesse des habitants de l’archipel qui séduira les amateurs d’écotourisme et les voyageurs désireux de découvrir un pays respectueux de la nature et des traditions
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Depuis 2022, cet aéroport s’appelle « aéroport Nuno Xavier« , en hommage à l’ancien président de l’Assemblée constituante qui a proclamé l’indépendance du pays le 12 juillet 1975.
Jacques et Arcadio nous attendaient à l’aéroport pour nous conduire dans notre location à Trindade, à la casa Tiago. Magnifique bungalow en bois tropical. Ce logement se trouve à 7 km au sud-ouest de la capitale São Tomé. Plus d’info sur le site d’Arcadio Chez Arcadio A consulter: une richesse d’informations.
Le lendemain, nous réceptionnons nos 2 4X4 de location
La petite ville de Trindade, au cœur du pays forro (les Forros sont ces habitants de l’île qui s’enorgueillissent de s’appeler les Fils de la Terre) offre une évasion sereine loin de l’agitation de la ville.
Les Roças de São Tomé
Ce terme qui désigne les anciennes exploitations agricoles de café et de cacao, vient du terme portugais roçar qui en langage agricole veut dire défricher. Il en existe des dizaines sur toute l’île de São Tomé (et quelques-unes à Principe) dont les plus importantes sont la Roça Agostinho Neto, la Roça Agua Izé, la Roça Monte Café ou encore la Roça São João dos Angolares. La période d’implantation des Roças à Sao Tomé et Principe a commencé avec l’introduction de la monoculture du cacao et du café au 19ème siècle.
Le village de Monte Café est célèbre pour abriter la Roça Monte Café, l’une des plus anciennes de l’île et encore partiellement en activité aujourd’hui.
Visite du musée du café et des anciennes installations industrielles de traitement du café et du cacao dans l’ancienne Roça Monte Café.
Le musée regorge d’informations fascinantes sur la culture et la production du café, des origines à nos jours. Nous avons pu admirer d’anciens outils et machines utilisés pour la transformation du café. Puis découverte des différentes variétés de grains cultivées dans la région.
Monte Café a été une des plus importantes roças (plantation) de l’archipel crée en 1858 par un colon portugais. Les bâtiments coloniaux préservés racontent l’histoire de cette époque prospère où les plantations santoméennes alimentaient les marchés européens. Visite de l’ancienne usine.
Monte café est une roça qui produit un des meilleurs cafés du monde et du très bon cacao.
Près de Guadalupe, visite de la Roça Agostinho neto
Agostinho Neto est une localité de São Tomé située au nord de l’île, dans le district de Lobata. Connue sous le nom de « Rio do Ouro » jusqu’à l’indépendance, cette ancienne Roça date des années 1920. Abandonnée aujourd’hui, elle était jadis très florissante. Considérée comme un monument national, son imposant hôpital figurait sur le billet de 5 000 dobras.
Cette Roça disposait de certaines des infrastructures de plantation les plus avancées de la région : un hôpital, une maternité, des chapelles, des logements pour les travailleurs ( sanzalas ), des ateliers, une centrale électrique et même un chemin de fer privé qui s’étendait autrefois sur plus de 200 km de voies.
Ce patrimoine est malheureusement aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, abritant une population très pauvre. L’église est encore en bon état de l’extérieur, ainsi que la maison du contremaître. C’est la vision effarante de ce pays où la population manque de logements mais à qui le gouvernement interdit l’occupation des bâtiments coloniaux, excepté les cases d’esclaves.
En termes d’organisation, les Roças étaient divisées en deux types : le siège et les dépendances.
Vue de l’hôpital sur la Roça
Vue depuis la maison des maîtres, l’hôpital est tout au fond
Cette ancienne plantation coloniale est un lieu chargé d’histoire et d’authenticité. Entre ses bâtiments majestueux, vestiges du passé, et ses paysages environnants, elle offre un aperçu fascinant du patrimoine agricole et culturel de l’île. Par son caractère exceptionnel, la Roça Agostinho Neto reste une destination touristique incontournable. Des projets sont à l’étude pour développer son potentiel
C’est comme un voyage dans le temps
Saudade
Saudade est une ancienne roça en mauvais état de conservation où est né l’artiste portugais Almada Negreiros en 1893.
Face à une silhouette noire d’Almada, dans un jardin bien entretenu, nous découvrons une casa restaurée.
La Casa Museo Almada Negreiros est un lieu dédié au célèbre artiste Jose de Almada Negreiros avec un espace communautaire.
Situé dans les montagnes centrales de São Tomé, la Casa Museu Almada Negreiros dispose également d’un délicieux restaurant. On le trouve sur la route de la Cascata de Sao Nicolau. Il s’agit d’un espace magnifique, entouré de jungle.
Ce restaurant propose chaque jour un menu fixe, traditionnel, comprenant des entrées, un plat principal et un dessert. Ce menu dégustation est tout simplement une explosion de saveur, élaboré à partir de produits frais et locaux.
Depuisla Roça Monte Café, nous arpentons un chemin (30 mn de piste) pour découvrir la cascade Novo Destino Waterfalls.
Paysage environnant, orné d’une végétation luxuriante et d’une flore vibrante.
De nombreux sentiers sillonnent les forêts environnantes, menant à des points de vue panoramiques d’où nous admirons la beauté des cascades, même petites.
Notre guide nous offre quelques cabosses du cacaoyer.
La route asphaltée EN3, en provenance de la capitale, se termine à Roça Saudade. Mais elle se continue par une large piste en terre praticable en toute saison qui mène à São Nicolau.
Randonnée PP MZ 09
Ces sentiers sont identifiés PP (pour Percurso Pedestre, Parcours Pédestre) MZ (Mé-Zochi) 01 à 09. Départ de notre bungalows, à travers la forêt, puis un passage dans le village de Trindade. Le but est de rejoindre une autre forêt, et RV chez Antonio Vaz.
Les enfants (Gaspard, Camille, Arthur et Daniel) apprécient beaucoup notre parcours signalisé, avec ses marques jaunes en partie dissimulées par les feuillages. Ils ont vite compris qu’il faut détecter la double barre jaune indiquant la suite du chemin à prendre.
Et faire attention ou l’on pose les pieds!
Nous apprécions cette randonnée très nature, avec le calme, la pénombre de la forêt et les chants d’oiseaux. Également nous admirons la végétation intense et de la présence d’arbres hauts et touffus, et même les cacaoyers.
Ce sentier nous conduit à une cascade. Mais avant tout, nous traversons une rivière à pied pour rejoindre juste à coté la Cascatas d’Antonio Vaz.
Antonio et sa femme nous ont préparé un déjeuner très local juste à coté de la rivière et sa petite cascade.
Les enfants ont bien joué dans la rivière, c’est super agréable
Le marché de Peixe
Le marché de Peixe est très vivant, nous y trouvons de tout. Mais il est mal vu de prendre des photos … Ce marché aux poissons est un spectacle en soi, où les pêcheurs vendent leurs prises du jour et où les experts filètent de gros thons. L’arrivée des poissons est incroyable !
Plages au village de Morro Peixe
Premier arrêt sur la plage, « Praia do Morro Peixe ». Les enfants jouent avec le cerf volant et de jeunes locaux se joignent à eux. C’est sympa de voir les enfants jouer ensemble. Oups, le cerf volant atterri en haut de l’arbre, pas de soucis pour les 2 jeunes santoméens. En quelques secondent, ils arrivent en haut de l’arbre pour libérer le jouet. Merci.
Puis nous nous sommes dirigé par une chemin étroit, très cahoteux mais accessible vers la plage voisine, plus grande : « la plages de Tamarindo« ,
Petite baie protégée ou l’on peut se baigner dans les eaux chaudes et limpides de São Tomé.
Nous avons adoré notre première baignade, avec en bonus une noix de coco pour se désaltérer. Quel beau sable clair, doré et bordé de cocotiers .
Emplacement avec avec un parking et une aire de pique nique, endroit calme et paisible
Déjeuner juste à coté au Monte Mar Restaurante, avec une vue sur les plages avoisinantes: l’océan et le Monte Morro Peixe. Cuisine délicieuse avec un petit côté gastronomique, produits locaux ( du jardin et de la pêche).
São Tomé
À São Tomé, la capitale, sur la côte nord-est de l’île du même nom
Une capitale chargée d’histoire et de charme colonial qui mérite une halte.
Située au nord-est de l’île, São Tomé est la capitale vibrante de l’archipel de São Tomé-et-Principe.
Fondée en 1485 par les navigateurs portugais, elle abrite le plus grand port du pays, véritable carrefour économique et culturel.
Les couleurs sont partout, sur les murs, dans les vêtements, avec le jaune vif des taxis, les pâtisseries, les légumes sur le marché. jusqu’au sympathique brouhaha de la rue qui semble lui aussi avoir des couleurs!
Le marché couvert (Mercado Municipal) est fermé actuellement pour travaux
Autres bâtiments
Le palais présidentiel : résidence officielle du président de São Tomé-et-Príncipe. Ce gigantesque édifice rose est flanqué d’immenses palmiers qui se balancent. Construit à l’origine pour le gouverneur de São Tomé-et-Príncipe à la fin des années 1800. Egalement connu sous le nom de : Palais du peuple ou du gouvernement.
La cathédrale de São Tomé est une belle église à l’architecture coloniale portugaise, dotée de deux flèches jumelles « Cathedral of São Tomé » c’est la cathédrale Notre-Dame-de-Grâce du diocèse catholique romain de Sao Tomé-et-Principe. Construite au XVe siècle par le chevalier portugais Álvaro Caminha
L’église des pêcheurs (fisherman’s chapel) se situe sur la cote, juste au bord de l’eau, sur ce qui était autrefois une élégante esplanade .
Il y a juste de la place à l’intérieur pour un autel, pas de sièges. Apparemment ces chapelles étaient une caractéristique des villes de pêcheurs portugaises.
Cette chapelle de pêcheurs est remarquablement conçue avec sa structure en forme de voile. Elle date de l’époque portugais.
Promenade agréable le long de cette impressionnante baie « Ana Chaves », actuellement en réparation. Très belle vue vers le centre de São Tomé depuis cette petite « praia São Jaoa », et ses bateau. Nous sommes juste à coté de la chapelle des pécheurs.
Les statues
Sur la place du musée du musée national, et devant le fort São Sébastião se trouvent 3 grandes statues en pierre des navigateurs portugais João de Santarém, Pêro Escobar et João de Paiva, dont les noms sont liés à la découverte de l’archipel.
Petite plage, la praia PM juste à coté du musée
Estátua do Rei Amador. Au rond point de l’indépendance, trône la statue du roi Amador, le héros de la lutte anti-esclavagiste. En 1595, un captif né sur l’île, Amador prend la tête d’une insurrection d’esclaves (armée des “Angolares” )et embrase l’île.
Le 14 juillet, il se proclame Roi de São Tomé et organise son armée en quatre unités de combat
Mais l’insurrection est réprimée et Amador est capturé le 04 janvier 1596, puis exécuté sur la place publique par les Portugais.
Il n’empêche que la tête d’Amador Rei (une légende fait de lui un roi) figure sur des billets de banque du pays.
Le 03 février: La Journée des Martyrs de la Liberation (Martires da Liberdade) est un jour férié dans la nation insulaire de São Tomé-et-Principe. Commémoration du massacre de Batepá en février 1953. La première commémoration date du 3 février 1975, avant même l’indépendance, proclamée le 12 juillet 1975
Les écoles : à l’intérieur les murs sont joyeusement décorés tout comme la façade
Igreja de Nossa Senhora da Conceição, soit l’église Notre-Dame de la Conception
Polícia Judiciária de São Tomé e Príncipe, située dans le quartier d’Agua Grande
Restaurant Papa Figo, cuisine locale et internationale. Le poisson: un délice!
Praia Emilia: entre la ville de São Tomé et l’aéroport. Elle offre une vaste étendue de sable doré.
Aéroport de São Tomé. Petit, sortie rapide et entrée sans problème.
Casa Luis Luis et Catarina ont été d’excellents hôtes
Moment tranquille le soir dans le salon. Le petit-déjeuner était excellent, servi dans le jardin au bord de la piscine. Très bons moments dans la piscine avec les enfants. Les chambres sont climatisées et spacieuses. Soulignons la gentillesse et la serviabilité de l’hôte
Le chocolat
L’histoire de São Tomé est intimement liée au cacao depuis le XVIᵉ siècle. Introduites par les colons portugais, les premières plantations ont fleuri grâce au climat équatorial et aux sols volcaniques fertiles de l’île. Rapidement, São Tomé est devenue l’un des plus grands producteurs de cacao au monde, gagnant le surnom évocateur « d’Île Chocolat »
Les temps ont bien changé … et la production a diminuée. Après l’indépendance en 1975, la filière est tombée en déshérence
Mais l’île offre un chocolat pure origine fort du label bio-équitable.
Aujourd’hui, l’île ne produit plus que 5000 tonnes de cacao, la productivité est donc un défi majeur pour l’avenir de la filière. (en 1913 à 36.000 tonnes. ) Une partie de la production est exportée sous forme de fèves de cacao de haute qualité, souvent certifiées biologiques et/ou commerce équitable.
Le cacao est cultivé par des petits producteurs organisés en coopératives, ainsi que sur quelques « roças » réhabilitées qui misent sur une production d’excellence et parfois sur le tourisme.
Les cabosses, en forme de ballon de rugby, abritent une quarantaine de fèves.
Dégustation du chocolat à la boutique
Du cacaotier à la tablette, tout est fait sur place. Diogo Vaz propose des chocolats exceptionnels en bouche et aux arômes singuliers. Situé au cœur de l’île São Tomé-et-Principe, l’entreprise Diogo Vaz produit son cacao tout en respectant l’environnement.
L’envolée spectaculaire des prix du cacao sur le marché international en 2024 et début 2025 représente une aubaine considérable pour ce petit État insulaire.
L’histoire de São Tomé commence à la fin du 15eme siècle, lors des grandes explorations maritimes des portugais.
Cette terre sauvage et inhabitée au milieu de l’Atlantique connaîtra une empreinte portugaise.
Le 21 décembre 1471, jour de la ‘’Saint Thomas’’, les portugais João Santaremet Pedro Escobar débarquèrent à Anambo. Il s’agit d’un endroit de l’île, encore inhabitée, qu’ils nommèrent alors São Tomé (en français Saint Thomas)
Quelle découverte !
Attirés par cette position stratégique et ce sol fertile, les Portugais décident rapidement de coloniser São Tomé en 1485, par João de Paiva, suivi de Principe en 1500.
C’est ainsi qu’en 1492, pendant que Christophe Colomb découvrait le Nouveau Monde, João II confia la colonisation de l’île africaine à l’explorateur Alvaro da Caminha.
Les premiers habitants en provenance d’Europe sont essentiellement des criminels déportés.
Pour développer la culture de la canne à sucre, le peuplement s’intensifie: bagnards, esclaves des zones côtières du golfe de Guinée, enfants juifs, espagnols orphelins (dont les parents ont fuit). L’inquisition auxquels s’ajoutent des colons et des militaires portugais. À partir de 1522, l’île est propriété de la couronne portugaise et est dirigée par un gouverneur. Cette traite des esclaves devient un élément central de l’économie coloniale avec la canne à sucre et ce commerce d’êtres humains et dura jusqu’au XVIIIe siècle. Le pays devient alors, au milieu du XVIe siècle, l’un des principaux producteurs mondiaux de canne à sucre. Nait alors une étape du trafic d’esclaves entre l’Afrique et le Brésil.
Le temps des révoltes et des attaques
En 1595, l’industrie du sucre est en déclin dans l’île, concurrencée notamment par le Brésil qui propose un produit de meilleure qualité. La révolte prend de l’ampleur sur l’île et les esclaves affrontent les colons.
Amador: Figure emblématique de l’histoire de São Tomé.
Amador, esclave né sur l’île, prend la tête de la révolte des Angolares.
Durant ce soulèvement, ils détruisent de nombreuses plantations. Amador essuie une défaite avec une armée de 5 000 hommes, dont les principaux chefs sont arrêtés. Il est attrapé le 4 janvier 1596 et exécuté par les Portugais. Les émeutes durerons des années.
L’industrie du sucre ne retrouvera une petite forme que bien des années plus tard et sera remplacée par la culture du café, en 1787.
Exploitation coloniale
L’indépendance du Brésil en 1822 provoque le retour de certains colons portugais à São Tomé et Príncipe. Ils rapportent avec eux des cacaoyers faisant ainsi de São Tomé la porte d’entrée du cacao en Afrique. Sa culture, associée à celle du café, va faire la richesse de l’archipel. Cette culture faisant largement appel à l’esclavage. En conséquence, le Portugal n’abolira l’esclavage qu’en 1875. En fin de compte, la pénurie de main d’œuvre est compensée par l’arrivée d’immigrés angolais et cap-verdiens.
1878 : Extinction complète de l’esclavage, remplacé par le régime de l’indigénat. Les conditions de travail sont très pénibles.
Au début du XXesiècle : Le pays devient brièvement le premier exportateur mondial de cacao. Toutefois, avec l’essor de la production en Afrique de l’Ouest, les plantations voient leur déclin progressif.
25 avril 1974 : Révolution des Œillets au Portugal. La dictature salazariste, en place depuis 1933, est renversée par les militaires.
L’indépendance
Enfin, l’archipel accède à l’indépendance le 12 juillet 1975. C’est alors que Manuel Pinto da Costa devient le premier président de la République de l’archipel.
São Tomé-et-Príncipe fête les 40 ans de son indépendance en présence de représentants du Cap-Vert, de l’Angola, du Gabon, du Portugal et de Taïwan
Les armoiries de Sao Tomé-et-Principe sont composées d’un faucon pèlerin à gauche et d’un perroquet gris à droite, tenant un blason avec une palme en son centre.
Le blason est surmonté d’une étoile bleue.
2025 Nature du régime : République Chef de l’Etat : M. Carlos Manuel Vila Nova Chef du Gouvernement : M. Américo Ramos Nom officiel : République démocratique de São Tomé -et-Principe Population : 242 000 habitants (FMI 2024), largement concentrée dans la capitale
Le Drapeau de São Tomé-et-Príncipe arbore les 3 couleurs panafricaines : vert, rouge et jaune. Symboliquement, le vert représente la riche végétation du pays, le rouge la lutte pour l’indépendance et le jaune pour le cacao. Les 2 étoiles correspondent aux deux îles principales
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Le ravin Barranco de Guayadeque: Il commence entre les communes d’Agüimes et Ingenio, à l’est de l’île de Gran Canaria, et s’arrête à la Montaña de las Tierras. Ce plus grand ravin de l’île fait 11km de longueur. Il est classé monument naturel et bien d’intérêt culturel.
La routeGC-103 qui traverse la vallée est l’une des plus agréables de l’île. De chaque coté nous admirons les anciennes grottes, la chapelle taillée dans la montagne, et remarquons de nombreuses traces d’habitations troglodytes.
Nous poursuivons cette route qui serpente entre les montagnes, jusqu’à son point final, c’est à dire un cul de sac. Tous ensemble, nous empruntons le sentier de randonnée, 400 mètres environ. Cela nous permet de faire le tour d’un piton rocheux. Nous en profitons pour admirer les belles vues sur le Barranco et sur la GC103. Quel magnifique panorama de montagne avec une flore variée de cactus et d’agave.
Pour la pause déjeuner, nous optons pour le restaurant « Vega », bien au frais dans la grotte. Les salles sont creusées dans la roche, comme la plupart des maisons à cet endroit. Les enfants se donnent à cœur joie dans cet endroit magique pour eux.
Santa Lucía de Tirajana
Direction Sainte Lucie par une jolie route, sinueuse mais en bon état.
Santa Lucía est un charmant village du centre Est de Grand Canaria. Il est situé sur les sommets de la vallée Santa Lucía de Tirajana, à 700m d’altitude.
Le château de Santa Lucía
Quelle curiosité de trouver ce petit château en pierre grise, inattendu au milieu de la ville et situé directement sur la route principale la GC-65.
Museo Castillo de la Fortaleza « d’El Hao »: En fait, c’est un musée archéologique qui expose des vestiges trouvés dans les sites de la région. Le voir de l’extérieur en vaut la peine. Et surprenante cette roue de chariot comme porte d’entrée !
Tout au bout de la rue principale, nous arrivons au joli parc du village, « Santa Lucía de Tirajana Park » et la place de la mairie. On y trouve de jolies fontaines, un parc pour enfant, la bibliothèque, un terrain de foot ou les enfants s’en donnent à cœur joie
Cafetería La Caldera De Tirajana
Nous choisissons de déjeuner à « la Caldera », un restaurant typique où l’on mange bien, et avec un accueil très sympathique. On a là aussi un beau point de vue latéral sur l’église et les montagnes à l’arrière.
Iglesia de Santa Lucía
Dominant tout le village, l’Iglesia de Santa Lucía date du XIXe siècle. Son grand dôme blanc lui permet d’être visible de loin. Elle se démarque avec une façade structurée de belles pierres lissées qui, associée à la blancheur et à la forme de sa coupole la rendent unique.
Sur la place de l’église, nous découvrons deux cloches de l’ermitage précédent. Mais aussi, la grande statue de bronze verte de Sainte Lucie de Suède, également vénérée dans le pays scandinave. La Lucía suédoise est un symbole de fraternité entre les peuples suédois et canarien. Elle a vécu environ 200 après JC dans les catacombes de Sainte-Lucie est la patronne du village.
Statue «Le Matriarcat» de Victor Navarro Guedes.
L’œuvre est située sur la place de l’église de Santa Lucia et a été réalisée par le sculpteur Víctor Navarro Güedes . Le complexe de sculptures a été inauguré le 7 décembre 2011.
Traduction du texte sur la plaque : « Le Matriarcat » – Avec cette sculpture, la mairie de Santa Lucía veut rendre un hommage bien mérité à nos grands-mères, dépositaires de la sagesse populaire et de références claires dans nos familles.
Le parvis de cette église est particulièrement joli. Avec un belvédère qui permet de voir tout le village, et les quelques jolies maisons anciennes sur le côté.
Visite et dégustation du vin de Tirajana
Arrêt incontournable : La visite d’une cave, et pour nous cela sera « Bodega Las Tirajanas »
Visite très agréable dans ce superbe domaine viticole situé dans les montagnes.
Nous n’avons pas réservé de visite à l’avance mais ils étaient quand même heureux de nous laisser visiter et déguster leurs vins.
La Bodega Las Tirajanas est née dans les années 90, lorsqu’un groupe de viticulteurs du centre de San Bartolomé de Tirajana a décidé d’unir leurs récoltes pour produire un vin commun.
Sur l’île il n’y a que l’Appellation d’Origine « Gran Canaria« . A Gran Canaria,11 types de vins sont ébaborés grâce aux différents microclimats où se situent leurs vignobles : vin rouge, blanc, rosé et même vin doux.
Mirador Astronómico de la Degollada de las Yeguas
Retour en passant par ce mirador, situé entre Maspalomas et Fataga.
Petit col à 480 mètres au dessus de l’Atlantique. Un point de vue dans une vaste réserve naturelle qui offre un panorama époustouflant à 360 degrés. Panorama sur le canyon au nord, et sur les dunes de Maspalomas au sud. Parking facilement accessible.
Publié dansUncategorized|Commentaires fermés sur GC – Sud Est
Direction Las Palmas, au Nord-Est de l’île de Gran Canaria, à 20km de l’aéroport.
Fondée en 1478, Las Palmas est la capitale de Gran Canaria et la plus grande ville de l’archipel. Avec son port, ses plages urbaines, ses musées charmants, ses rues piétonnes, ses musées …
Las Palmas offre une diversité culturelle et de nombreux divertissements.
Il y a surtout Vegueta, autrement dit le centre historique, plein de charme. Il compte nombre de rues étroites et tortueuses, placettes, chapelles, nobles maisons à balcons de bois ouvragés. Vegueta est aussi le quartier des musées avec, en figure de proue, la Casa de Colon, autrement dit la maison du gouverneur où résida Christophe Colomb en route vers l’inconnu, en 1492.
Casa de Colón
Une visite pour les amoureux d’histoire et d’exploration dans le quartier Vegueta, c’est la casa de Colon. C’est un ensemble de demeures construites entre le XVIIIe et le XXe siècles, là où se tenait le Palais du Gouverneur.
Ce Musée est consacré à Christophe Colomb et à ses expéditions. Ses riches collections, comprenant cartes, maquettes, œuvres d’art, de vieux objets, statues …datent de l’ère précolombienne. Ces documents historiques et instruments de navigation, offrent un regard captivant sur l’histoire des grandes explorations et leur influence.
Chaque pièce est aménagée afin de nous imprégner de plus en plus, dans ce qu’était à l’époque les grands voyages vers les Indes.
C’est également un lieu pour la recherche et les études scientifiques avec une bibliothèque spécialisée en Histoire de l’Amérique et des liaisons atlantiques.
Quand au bâtiment, c’est un superbe exemple de l’architecture coloniale des Îles Canaries, avec ses splendides patios verdoyants, ses façades en pierre finement sculptée et ses plafonds impressionnants. Aussi, avec son portail majestueux et ses balcons de bois.
Le navigateur y aurait séjourné en 1492, juste avant de découvrir l’Amérique.
Toujours au cœur du centre historique de Las Palmas de Gran Canaria, un joyau du passé brille à nouveau dans toute sa splendeur.
Il se situe juste derrière la Casa de Colón. Il s’agit de l’ermitage de San Antonio Abad, bâtiment qui fut l’un des premiers lieux de culte chrétien de l’île et qui date de 1757.
Place de Santa Ana
Rendez-vous vers la plaza de Santa Ana sur laquelle se dresse la cathédrale « Santa Ana ». Sa construction a débuté en 1497 sur ordre des cardinaux du Vatican. et a duré 73 ans. Elle est le monument architectural le plus important de la Grande Canarie. Elle est construite en forme de croix latine avec un transept, et une cour intérieure avec une fontaine.
Sur cette place, pas moins de huit statues de bronze grandeur nature représentant des braques (un type de chiens de chasse). Elles sont ici depuis 1895, et ont été réalisées par le sculpteur français Alfred Jacquemart en 1824. Elles sont maintenant devenues « la mascotte » de la place Santa Ana et les gardiennes de la cathédrale. Je vous les présente: Aterura, Mogano, Doramas, Tindaya, Bentayga, Tenoya, Tirajano et Faycan (voir l’œuvre de l’écrivain Victor Doreste, dans sa fable intitulée Faycan.
Et face à la cathédrale se dresse l’Hôtel de Ville.
Les enfants se défoulent dans le quartier « centre d’arts plastiques ». Juste derrière l’édifice sacré, une partie de la cathédrale, nous sommes face à la Maison de Christophe Colomb.
Le Jardin Botanique de Gran Canaria
Magnifique ce jardin Botanico de Tafira ! Il se situele long d’une falaise, très bien explicite et annoté, avec une prédominance pour les espèces canadiennes. La superficie du jardin botanique est vraiment respectable. Il couvre une superficie de près de 27 hectares.
Le jardin botanique Viera y Clavijo est situé sur l’île de Gran Canaria, dans le village de Tafira, à quelques kilomètres de Las Palmas.
Il doit son nom au naturaliste et botaniste espagnol José Viera y Clavijo (1731-1813). Ce scientifique a contribué de manière significative aux connaissances scientifiques des îles Canaries.
La mission du jardin est de rassembler non seulement toutes les espèces végétales endémiques de l’ensemble des îles Canaries, mais aussi de toute la Macaronésie, y compris les îles des Açores, du Cap-Vert et de Madère. Le jardin botanique Viera y Clavijo est l’un des instituts scientifiques les plus importants au monde.
Aujourd’hui ce jardin comprend également des laboratoires scientifiques, un herbier, une banque de graines, des expositions muséales et une bibliothèque.
Des conférences botaniques internationales y sont également organisées et il est un centre important pour la conservation de nombreuses espèces de plantes menacées aux Canaries.
Ainsi, plus de 10 000 espèces de toute la planète sont réunies dans ce jardin unique. Bien qu’entièrement anthropisé, le jardin accueille une faune sauvage assez importante. Outre les invertébrés, nous pouvons apercevoir quelques lézards géants de Grande Canarie, endémiques de l’île et qui apprécient les zones rocheuses.
Maspalomas est la plus grande ville du sud de la Grande Canarie. Découvrons la Plage de Maspalomas en longeant le boulevard du phare.
La Charca de Maspalomas :
Réserve naturelle, à l’entrée des dunes, où l’accès y est interdite pour protéger la faune et la flore. Quel bel endroit pour l’observation des oiseaux!
El Faro de Maspalomas
En longeant le boulevard du phare, avec nombreuses offres gastronomiques, nous respirons le grand air de l’océan atlantique. Agréable balade jusqu’au phare.
Ce géant de pierre date du XIXe siècle, avec ses 56 mètres de haut. El Faro de Maspalomas est classé monument historique depuis 2005. C’est l’un des plus vieux phares des îles Canaries.
Sculptures de sable près du phare
Les dunes
La plage de Maspalomas est surtout connue pour ses dunes, s’élevant jusqu’à 20 mètres de haut.
Les dunes, un des joyaux de la nature les plus populaires de l’archipel des Canaries : changement de décor, nous avons l’impression d’être dans un petit désert d’Afrique du nord ! Pour accéder aux dunes, nous empruntons l’entrée de l’hôtel « Riu Palace ». Nous arrivons directement au mirador de las Dunas, et admirons la vue incroyable.
Les fantastiques dunes s’étendent sur 6 km le long de la côte sud bordée par l’océan Atlantique. Sur plusieurs kilomètres, du sable doré s’est accumulé sous l’action du vent, le spectacle des collines dorées léchées par le bleu de l’océan est grandiose.
Petite balade dans les dunes bien sympathique et amusante avec les enfants
Las Meloneras
Promenade du soir sur le Paseo de Las Meloneras, à l’ouest du phare de Maspalomas
Le front de mer de Meloneras est très agréable. Nous arpentons le soir la promenade et admirons la mer qui la longe. L’océan Atlantique s’étend jusqu’à l’horizon caressant les roches noires volcaniques de l’île. La ville est animée avec ses bars, restaurants et boutiques.
El Pajar
Après une petite heure sur la plage d’Arguineguin, nous fuyons vers un endroit plus calme, plus familial et local. .
Nous voici à El Pajar, situé entre un mur rocheux naturel spectaculaire et le port industriel de l’usine de ciment.
Déjeuner dans un restaurant typique, le bar playa « El Boya ».
Nourriture très simple et authentique avec de bons et savoureux fruits de mer. Parfait !
C’est parti pour la découverte d’une partie Ouest de Gran Canaria
Après avoir quitté Maspalomas, direction Morgan pour rejoindre Los Azulejos de Veneguera.
Veneguera
Sur la magnifique route entre Puerto de Mogan et La Aldea, nous découvrons quelques murs très colorés. Il est indispensable d’aller voir ces “Rainbow Rocks”, plus connues sous le nom de : Los Azulejos de Veneguera
Les couleurs étonnantes de ces montagnes sont dues à l’activité volcanique. Ici l’érosion a mis à nue de superbes roches colorées oscillants entre ocre, rouge et vert. Ce sont des roches volcaniques.
C’est vraiment magnifique ! Comme un arc en ciel en pleine montagne !
Les processus d’érosion et d’oxydation ont fait que cette falaise s’est retrouvée avec différentes couches de différentes couleurs, ce qui crée une curiosité géologique unique sur l’ile de Gran Canaria.
Les strates correspondent aux différentes proportions de minéraux que contenait la lave.
Mirador del balcon
L’ouest de Gran Canaria n’a que très peu de constructions puisque ce sont d’immenses falaises qui tombent à pic dans l’océan Atlantique.
Nous poursuivons notre route depuis Los Azulejos vers le Mirador du balcon, avec de magnifiques paysages. Facile d’accès en voiture, il se trouve à l’extrémité sud du Parque Natural de Tamadaba.
Arrêt incontournable !
Arrivés au Mirador del Balcon, c’est une vue spectaculaire qui s’offre à nous. Un belvédère en verre surplombe une série de hautes falaises côtières et nous permet de mieux apprécier ces parois et leurs caractéristiques géologiques.
La ligne de falaises vers le sud est appelée « Queue du dragon », et on comprend bien pourquoi! C’est à dire la succession de montagnes s’étirant dans l’eau et ayant la forme d’une queue de dragon.
La vue sur les falaises et l’océan est juste incroyable !
Agaete
Direction maintenant vers un petit village, situé à l’extrême nord-ouest de Gran Canaria. Il est connu pour son centre historique d’intérêt, où l’on peut observer des maisons blanches perchées sur les versants des ravins. Agaete est une petite commune emblématique de Gran Canaria.
Pause pour nous dans le joli petit village blanc, typique de l’île de Gran Canaria. Il s’agit d’un village de pécheur, nous sommes à Puerto de Las Nieves avec un des plus beaux panoramas de l’île.
De très belles vues sur les montagnes. Cette petite commune possède une plage (de cailloux), des falaises dans la roche noire, des criques mais aussi les fameuses piscines naturelles. Sa plage est constituée de galets et est dominée par d’énormes falaises. Les 3 garçons jouent aux pirates sur le bateau géant à l’air de jeux, heureux!
« Ermita Nuestra Sra De las Nieves » Belle chapelle, blanchie à la chaux , qui se dresse juste au bord de l’eau. Quel joli petit havre de paix exceptionnellement gratifiant. L’Ermitage de Notre-Dame des Neiges d’Agaete
Sardina del Norte
Sardina del Norte fait partie des villages les plus pittoresques à l’extrême ouest de Grande Canarie.
À l’arrivée au pied de la ville, un grand parking permet de se garer facilement. Puis, nous rejoignons l’amphithéâtre de la plage en quelques minutes à peine.
Sardina del Norte est majoritairement résidentiel, l’essentiel du village se trouvant à flanc de colline. L’endroit est visiblement surtout fréquenté par des locaux, donc un endroit idéal pour venir se baigner ! Mais aussi pour prendre un verre face à la plage avec du personnel hyper agréable et sympa.
Il s’agit d’une belle ville côtière situé dans la commune de Galdar qui offre une petite plage.
Mais alors … Quel bonheur de trouver une petite plage au pied d’un petit village typique aux maisons colorés.
Que dire … Une plage avec un sable pur, des eaux claires et calmes, et aussi pour une faible fréquentation.
L’accès à la mer se fait confortablement et en toute sécurité. Le petit secret de Gran Canaria !
De l’autre côté du fleuve Douro, en face de Porto, se trouve Vila Nova de Gaia
Vila Nova de Gaia
Vila Nova de Gaia regorge de caves proposant des visites et des dégustations. Cette ville est également connue pour la charmante rue Cais de Gaia, en bord de fleuve, qui abrite des cafés avec terrasse et offre une vue panoramique sur le Douro.
Le sud de Vila Nova de Gaia, accessible par le Ponte Dom Luís I, est à découvrir avec ses célèbres maisons de porto, couverte d’entrepôts sur lesquels s’écrivent les grands noms : Cálem, Porto Cruz, Graham’s, Ferreira… ou bien Sandeman, l’homme à la cape noire,
Ne partez jamais de Porto sans visiter une de ces caves
Visite en français de la cave Augusto’s, entreprise familiale, suivie d’une large dégustation. Basée au cœur du quartier historique de Vila Nova de Gaia, « Augustos Vinhos Lda » dispose de plusieurs espaces équipés de toutes les conditions de stockage et de vieillissement des vins de Porto. Visite et dégustation parfaites.
Casa Portuguesa, une boutique ici spécialisée dans ses gâteaux de morue au fromage de brebis. Cette boutique est vraiment très animée avec ses gâteaux de morue fourrés au fromage. Son mur rempli de livres anciens est impressionnant. De plus, nous pouvons écouter un musicien jouant de l’orgue accompagné d’une chanteuse.
Pause à l’étage pour goûter cette « Morue Portugaise Pastel Maison » avec un petit verre de porto, bercée par les notes de l’orgue, c’est tout un spectacle.
Porto a aussi son magasin de sardines à Vila Nova de Gaia
Fresque murale géante
Fresque murale géante d’Arthur Bordalo alias Bordalo II. Cet artiste portugais transforme des ordures et déchets pour former des animaux en trois dimensions. Il a peint une moitié du lapin et laissé l’autre en l’état brut de sorte qu’on puisse mieux voir les objets d’origine. Un message politique et environnemental clair et précis.
Localisation : R. Guilherme Gomes Fernandes & R. Dom Afonso III, Vila Nova de Gaia, ville face à Porto, séparée par le Douro.
Depuis les quais de Vila Nova de Gaia, nous avons une magnifique vue sur Porto
Le soir, nous sommes allées en haut du pont Louis, à pied du côté de Vila Nova de Gaia parce que le téléphérique est en travaux. Magnifique vue sur le Douro et Porto.
En préparation :
Colombie (mi janvier 2026 / février 2026)
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