Ile de la Réunion – Randos

Les 3 Bassins / La Fournaise / Mafate, Salazie, Cilaos

→ Nous commençons par une petite balade, pour se mettre en condition, et se rafraîchir dans une eau limpide.

  • Promenade des 3 Bassins (Malheur, Aigrettes et Cormoran)

Situés à Saint-Gilles-Les-Hauts et officiellement le sentier est fermé par la ville (mais comme tout le monde y va, alors on y va aussi), ce lieu est vraiment sympathique, avec une ambiance tropicale.

 

L’entrée n’est pas facile à trouver. On nomme aussi cette balade « le cormoran », du nom de l’arrêt de bus juste à côté de l’entrée. Nous garons la voiture à côté du camion-bar, puis nous passons sous le grillage ou un panneau indique « accès interdit » :c’est ICI. Ensuite c’est un peu comme un labyrinthe, l’accès est facile mais un peu aventureux.

 

Nous suivons un sentier, en direction du 3ème bassin, celui le plus en amont, en longeant le canal supérieur. Nous passons sous de grosses pierres, nous traversons 2 tunnels dans l’obscurité complète. (J’avais oublié ma lampe frontale !) Nous marchons dans l’eau, puis sur un petit muret en ciment bordant le canal d’un coté, et le ravin de l’autre. Le chemin est parfois étroit.

Nous arrivons alors au «Bassin Malheur». Il n’a pas de cascade, puisque c’est de là que toute l’eau tombe dans les autres bassins. On peut apercevoir de belles grottes, c’est le plus sauvage des bassins. Pas de baignade, mais nous osons tout de même faire trempette avec juste les pieds dans l’eau. La végétation y est luxuriante, et nous observons de nombreux nids de tisserands (Bélier) suspendus sur des tiges de bambous, ainsi que les « Paille en queue », ’emblème de l’île de la Réunion

Puis demi-tour, et descente à pic pour se diriger vers le 2ème bassin, celui des «Aigretttes». (ou le bassin des trois roches) Il est splendide, avec une magnifique cascade, et une multitude de petites cascades tout autour. Les couleurs sont magnifiques, l’eau y est fraiche, mais on s’y baigne ! Le cadre est splendide, c’est super ! Il nous reste à trouver le dernier bassin, le plus en aval, celui qui est le plus « sauvage ».

En suivant le bruit de l’eau, avec un accès difficile, un sentier beaucoup plus escarpé, on arrive au bassin «Cormoran» . Une belle cascade s’offre à nous, mais c’est aussi le bassin à moustiques : entouré de grands bambous, la nature a repris le dessus. Nous y découvrons les ruines d’une ancienne usine électrique abandonnée. Un ermite (et ses chats) occupe les lieux en proposant quelques rafraîchissement et casse-croûte.

Quelle belle promenade !

 

 

 

L’île de La Réunion voit le jour grâce à l’activité de trois volcans, le Piton des Neiges (3071 m), le volcan Alizé dans et le Piton de la Fournaise (2621 m), un des volcans les plus actifs de la planète, et à l’origine de la formation du tiers sud-est de l’île.

 

  • La Fournaise: « L’incontournable »

Départ de Bernica, diner et nuit à Tampon chez Huguette et Marcel. 

Très tôt, le lendemain matin, nous entrons dans la plaine des Cafres en suivant la seule route, la RN 3, que nous quittons à la Maison du volcan pour emprunter le chemin du volcan.

Une longue ascension nous permet de découvrir une végétation de moyenne montagne. 

Nous traversons la rivière des remparts, la plaine minérale et désertique, dite « La plaine des sables » décor lunaire avec très peu de végétation pour accéder au Parking du pas de Bellecombe. (altitude 2350 m )

 

Notre randonnée commence avec une large vue sur l’enclos Fouqué, une vue magnifique sur «la fournaise ». Nous empruntons le sentier qui longe le rempart avant de plonger dans l’enclos par le seul sentier existant, très sinueux, d’environ six cents marches, aménagé sur le flanc du rempart.

Arrivés 210 m plus bas, dans cet enclos hérissé de nombreux cônes d’éjection, nous nous dirigeons vers le plus important, le Fornica Leo, ancien cratère formé lors de l’éruption de 1753, altitude 2202 m, d’une vingtaine de mètres de hauteur, de couleur ocre rouge .

Nous suivons le marquage au sol de peinture blanche sur les pierres. Cette piste balisée est vitale en cas de montée subite de la brume; elle nous permet de retourner au point de départ. Mais aujourd’hui, nous sommes sous le soleil et pas de nuage, pas de brume. Au loin, nous admirons le colosse qui nous attend.

Nous poursuivons notre circuit sur un terrain assez plat jusqu’à la chapelle Rosemont (altitude 2250 m) Cette chapelle doit son nom un enchevêtrement de roches volcaniques, formé par une ancienne émission de lave.
Autour de nous, que des plateaux de lave à perte de vue, le fond de l’Enclos est tapissé de laves lisses et plissées.Absence totale d’ombre.

L’ascension commence. Nous progressons sur des successions de laves cordées et de laves en grattons.
Au début, Il n’y a pas de trop forte pente, mais le périple au milieu de roches volcaniques plus ou moins récentes, demande des efforts pour atteindre le sommet. Parfois nous sautons de plaques en plaques, nous marchons sur les plissements de la lave, plus nous montons vers les sommets et plus la pente devient assez abrupte. Nous grimpons dans les « grattons » cailloux volcaniques très légers et très acérés. Il me semble que nous serpentons vers l’infini
Nous parvenons au bord du cratère Dolomieu. Voilà ! Nous y sommes ! Quel paysage : repos, photos et mini balade tout de même autour du cratère. Le sommet atteint, le spectacle est grandiose, c’est la Lune à portée de main
Le Piton de la Fournaise est un volcan de type hawaiien, qui émet des laves basaltiques très fluides. A 2 631 m d’altitude, son cratère, constitué en 1931, n’est en fait que la partie visible, la cheminée du Piton de la Fournaise dépasse en effet les 6 000 m de haut depuis le fond de l’océan indien.
Ce gouffre mesure 387 m de profondeur, depuis le 6 avril 2007, date à laquelle la chambre magmatique, vide de la lave qui se déversait par son flanc, s’est écroulée. Cela veut dire que la Tour Eiffel qui elle mesure 324 m pourrait rentrer dedans. Aujourd’hui, nous remarquons les fumerolles qui s’échappent du fond et nous rappellent que le Volcan est bien vivant…
Voilà. Après toutes ces émotions, il faut rentrer.

L’itinéraire du retour emprunte à rebours celui que nous venons d’escalader. Nous ne manquons pas de nous émerveiller du paysage volcanique par des pauses.

Quelle vue sur le rempart du pas de Bellecombe. La fin de notre voyage se termine par la « fameuse » montée raide pour sortir de l’Enclos Fouqué et revenir au parking. D’ailleurs en remontant ce sentier, j’en profite pour admirer ce spectacle grandiose qui s’offre à nous, en fait, à chaque arrêt, j’en profite pour reprendre mon souffle.


11,6 km de marche sur la lave, endroit unique au monde avec ce volcan encore actif.

 

  • Sur 2 jours : Mafate, Salazie, Cilaos

Départ de Bernica, direction Salazie via Saint Denis, puis Grand Ilet en direction du Bélier et du Col des Boeufs. 

 Colette et Sully nous quittent sur le parking pour un Rendez-vous au lendemain soir à Cilaos. Merci pour votre accompagnement !

 

 Premier jour : départ sur la piste forestière. Bélier, une montée de 2,4 km pour arriver au col des Bœufs, puis nous commençons la descente. Le col des bœufs se situe sur la ligne de crête entre les cirques de Salazie et de Mafate, à environ 2 000 m. d’altitude. Vue magnifique !

  La nature nous gâte beaucoup, nous admirons toutes ces fleurs, et cette allée de roses blanches. En traversant la plaine des tamarins et après 4,2 km, nous arrivons à l’Ilet de la Nouvelle, à 1460 m. d’altitude, pour y passer la nuit et apprécier le calme de ce village de charme.

Le lendemain matin, nous rechaussons pour une grande journée, très ensoleillée, nous faisons le plein de provisions à l’épicerie avant de prendre la direction de Marla. En quittant l’îlet nous entrons sur le plateau de « trou de Jacques », et commençons les premières difficultés.

Un 1er col, un 2ème à 1500 m d’altitude, puis Alain, notre super guide (tonton Alain) nous propose de prendre une variante, le chemin de la passerelle.

La Rivière des Galets se traverse par cette passerelle. Quelle bonne idée, et quel spectacle! Nous profitons de cet endroit magique et ses superbes points de vue pour faire une pause avant de reprendre le sentier qui nous conduit à Marla

 Marla, à 1630 m. d’altitude, est l’îlet le plus élevé de Mafate, au pied du grand Bénare et des Trois Salazes. . Marla, mots d’origine malgache se traduisant par « beaucoup de gens », et Mafate signifie « celui qui tue ».

Après avoir fait le plein en eau fraîche, nous nous dirigeons plein sud en quittant le centre de l’îlet, nous traversons des pâturages, la forêt de filaos, puis nous enchaînons les lacets, et attaquons une pente assez abrupte, passage assez délicat. Personne ne semble sujet au vertige, le passage à flanc de rempart est assez dur. Nous abordons une montée finale dans une belle forêt avant d’arriver au col du Taïbit. Ce col, perché à 2081 m. d’altitude, se trouve à cheval entre les cirques de Cilaos et de Mafate, et nous oblige a faire une petite halte pour un pique-nique, et profiter de la vue sur les 2 cirques.
« Taïbit » signifie « crottes de lapin » en malgache, malicieuse expression pour désigner la forme du col vu de part et d’autre de la crête.
Du col jusque Cilaos, le sentier est en descente, raide par endroit. Nous découvrons une végétation assez dense, traversons la plaine des fraises, magnifique paysage avec son sol tapissé par des grosses fraises des bois sans saveur.

 

Nous poursuivons cette descente, parfois sous les pins, et nous profitons d’une pause de 5mn à la tisanerie des Trois Salazes, au milieu des filaos et des eucalyptus, bel endroit pour un rafraîchissement, mais visiblement il n’y a personne pour nous servir… Splendide vue sur Cilaos lors de nos derniers chemins. Terminus du sentier à 1260 m. d’altitude: la D242, route qui rejoint Cilaos.

Sully et Colette ne sont pas au Rendez-vous suite à des éboulis produits dans le secteur Petit Serré (la route RN5 de Cilaos est interrompue à la circulation), et arrivent à Cilaos vers 18h00. De ce fait, après quelques étirements, nous enchaînons notre randonnée en décidant de rejoindre Cilaos via la route, 6 km …

Merci à Angéline et David pour l’auto stop avec le pick-up, qui soulage nos jambes de 5 km et nous autorise ainsi à prendre un rafraîchissement à Cilaos en attendant nos chauffeurs. Cette commune  est une plaque tournante pour les randonneurs. Le mot Cilaos viendrait du mot malgache Tsilaosa qui signifie l’endroit que l’on ne quitte pas.
Descente en voiture, cette fois via la route RN5 aux 400 virages, celle de Cilaos à Saint Louis, pour 37 km. Merci à Colette, Sully, Titi et Alain pour ces 2 merveilleuses journées, avec des paysages grandioses, des décors les plus sauvages, un calme, un silence, une paix inimaginable.

                       

Quelques chiffres:
Parking – Ilet Nouvelle: 6,6 km
Ilet Nouvelle – Marla: 5,100 km
Marla -Col de Taïbit – route D242 : 6 km

 

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